Actualités

Lundi 27 mai 2019, Journée nationale de la Résistance

 

Notre Musée sera ouvert de 14 à 17 h.

 

  L'Assemblée nationale a instauré le 27 mai comme Journée nationale de la Résistance. Cette journée s'est tenue pour la première fois en 2014. La date du 27 mai fait référence à la 1ère réunion du CNR (Conseil national de la Résistance) qui s'est déroulée le 27 mai 1943 dans l'appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four à Paris. Délégué du Général de Gaulle, Jean Moulin souhaitait instaurer ce Conseil dans le but d'unifier la Résistance.

  Le Conseil national de la Résistance réunit les représentants des huit grands mouvements de Résistance, des deux grands syndicats d'avant-guerre ainsi que les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République. Jean Moulin le préside. Il a, comme secrétaire, Pierre Meunier et, comme secrétaire adjoint, Robert Chambeiron. Pierre Villon (Roger Ginsburger, député communiste de l'Allier pendant plus de 20 ans après la guerre) est l’un des vice-présidents du CNR.

  Après la Libération, le programme d'action de la Résistance, connu sous le nom des Jours heureux, paraît en 1944 et conduit à la mise en œuvre de réformes économiques, sociales et politiques. Il pose les bases du modèle social français.

  La Journée nationale de la Résistance est l'occasion d'une réflexion sur les valeurs de la Résistance.

 

Le 8 mai 1945

 

 

  On parle souvent du 8 mai 1945, comme de la date de la capitulation allemande. En fait la capitulation totale de l'Allemagne nazie a eu lieu en deux temps : le 7 mai à Reims, le 8 mai à Berlin.

  La situation est assez confuse au printemps 1945. L’Allemagne occupe encore le Danemark, une partie de la Norvège et des Pays-Bas. Des « poches » allemandes existent encore en France. Berlin est encerclée par les troupes soviétiques. Hitler se suicide le 30 avril dans son bunker de la chancellerie du Reich.

  C'est le grand-amiral Doenitz qui succède à Hitler, avec le titre de président du Reich. Il prévoit des capitulations partielles à l'ouest et la poursuite des combats à l'est. Le 4 mai, le maréchal anglais Montgomery accepte la capitulation des forces armées allemandes du Nord-Ouest de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Danemark. Le général américain Eisenhower, commandant suprême du Corps expéditionnaire allié en Europe, exige-lui une capitulation totale sur tous les fronts. Doenitz est obligé de s'incliner.

  La capitulation est signée à Reims, le 7 mai, à 2 heures 41, au grand quartier général d'Eisenhower. Le général Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, signe la capitulation sans conditions de toutes les forces allemandes. Le général  Susloparov signe pour les Soviétiques. Le général français Sevez est témoin en tant que chef d'état-major du général de Gaulle.

  Staline est furieux quand il apprend la nouvelle. Il exige qu'une nouvelle capitulation ait lieu, en présence du maréchal Joukov, au QG soviétique installé dans la banlieue de Berlin. Pour lui, la signature de Reims n'est qu’un préliminaire à celle de Berlin. La capitulation allemande du 8 mai est cette fois signée, un peu avant minuit, par le général de brigade allemand Keitel.  Le général de Lattre de Tassigny est témoin pour la France lors de cette cérémonie.  Les dernières poches de résistance allemandes en France se rendent les 8 et 9 mai.

   La date du 8 mai ne signifie cependant pas la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Japon ne capitule que le 2 septembre 1945, après les bombardements atomiques d'Hirohima (6 août) et de Nagazaki (9 août).

Journées du Patrimoine

 

 

Les adhérents et le président de l'Association seront là pour recevoir les visiteurs et de leur faire découvrir le Musée et l'exposition consacrée à la Résistance dans le Montluçonnais. Tous ceux et celles qui s'intéressent à la Seconde Guerre mondiale trouveront au Musée des objets et des renseignements sur la résistance et la déportation. Musée et exposition sont conçus pour un large public et les enfants sont les bienvenus. L'équipe du Musée prépare une nouvelle exposition et serait heureuse de recevoir tout nouveau renseignement ou document concernant cette période.

20- 25 août 1944 : libération de Montluçon

 

 

La libération de Montluçon se fait sous la grêle et les orages. Les hommes des maquis sont accueillis avec enthousiasme par la population lors de leur entrée dans la ville le 20 août 1944. Les Milices patriotiques et les Femmes de France appellent à la mobilisation populaire. Le lundi 21, la garnison allemande de Montluçon reçoit le renfort d’une importante colonne venue de Moulins : un détachement sort alors de la caserne Richemont pour se rendre jusqu'aux abords du pont Saint-Pierre où il se heurte aux FFI. Beaucoup de maquisards trouvent alors la mort. Le 22, les Allemands mettent le feu aux maisons de la rue des Goncourt pour se dégager. Le 23 est assez calme. Le 24 août, une colonne allemande venue de Guéret permet à la garnison d’évacuer dans la soirée la caserne. Le 25, la compagnie Michel (Emile Mairal), aidée d’autres groupements, arrête à Quinssaines une colonne allemande venue de Limoges et l’oblige à contourner la ville. Les Montluçonnais, hors de danger, peuvent fêter le 31 la liberté retrouvée. La libération de Montluçon a causé au moins 46 morts, dont on honore la mémoire tous les ans, fin août.

 

La carrière des Grises (14 août 1944)

 

Depuis le 6 juin 1944, les Allemands cherchent à tout prix à sauvegarder le contrôle des grands axes de circulation afin de faire remonter leurs troupes vers la Normandie, puis vers le Nord-Est. Ils mènent une lutte sans merci contre les maquis et n'hésitent pas à s'en prendre aux civils. Les exactions se multiplient. C'est dans ce cadre qu'il faut replacer le massacre de la Carrière des Grises (utilisée par l'occupant comme terrain d'exercice militaire). Le 14 août 1944, 42 otages masculins doivent quitter au petit matin la caserne Richemont pour les Grises. Parmi eux, des maquisards, mais aussi des civils ; des Montluçonnais, mais aussi d'autres Bourbonnais et des Creusois. Les otages sont menés en cinq groupes successifs au bord de la fosse où ils sont fusillés. A sept heures, tout est fini. Le sous-préfet arrive à faire exhumer les victimes. Beaucoup d’entre elles portent des traces de torture, comme Jean Mathé, membre important de la résistance montluçonnaise. Des volontaires se proposent pour exhumer et faire la toilette des morts qui sont enterrés le lendemain au cimetière de Prémilhat. La population montluçonnaise, loin de se laisser impressionner, veut plus que jamais participer à la libération de sa ville.

Date de dernière mise à jour : 11/05/2019